JLzeMAN, le 10.06.2009
Mémoire et mémoire quand tu nous tiens… (Par JLzeMAN le 17/06/2009)
Je me permet d’ajouter à cette excellente chronique dont je salue Metalloufu au passage, mon premier devoir de mémoire car sur Black Bomb A et ce fameux « retour » de Djag au coté de Poun il y a beaucoup à dire.
Loin de moi de porter atteinte à Arno pour qui je reconnais un immense talent et surtout une perspicacité et une efficacité redoutable dès sa première arrivée au sein du groupe.
Parlons peut, parlons bien…
Je suis un des témoins privilégiés de la formation de B.B.A en 1994 alors que ces trois lettres n’étaient qu’un projet et pas encore formé à sa base. C’était des zicos qui traînaient et squattaient un simple banc à l’entrée de la gare de Viroflay dans les Yvelines (78) et au départ des gens comme vous et moi, passionné(e)s de musique et au centre un groupe qui déjà faisait parler de lui, Horresco Referens (tout premier « line UP »).
Lors de longues soirées d’hivers sur ce petit banc, il y avait toujours les mêmes potes qui s’y réunissaient et parmi eux, du beau linge et ils y en a qui tournent encore aujourd’hui d'ailleurs et ils y avaient toujours des personnes intéressées pour se lancer dans des projets nouveaux et souvent très risqués.
Toujours est-il que dès les premières répétitions avec Poun et Djag au chant, j’ai immédiatement flairé une innovation, une puissance et un concept qui déjà tenait debout.
En 1995, alors que le groupe n’avait que 20 minutes de répertoire à offrir, ils ont été convié par force à participer à un premier festival de Hard Rock à Villepreux (78). Celui ci accueillait des groupes n’aillant jamais joué dans les Yvelines malgré de fortes renommées et reconnaissances au delà de notre hexagone.
Faut dire qu’à cette époque, il y avait très peu de scènes accueillant des concerts de métal et la plupart étaient jalousement gardées par des gens ne jouant qu’avec d’autres que par intérêt perso… C’était très dur d’être écarté de ces scènes juste pour un délit de « copinage ».
Ben croyez moi que leur set n’a pas du tout été ridicule et a tout à fait cadré avec les deux groupes qui passaient par la suite !
Il y avait DUNCE puis en tête d’affiche, Horresco Referens.
Si mes souvenirs sont bons…
Si mes souvenirs sont bons, Djag annoncera son départ cette même année pour raison de déménagement et de projets musicaux « perso ». Autant vous avouer que parmi les potes de la gare de Viroflay, ce fut la surprise et un regret très prononcé.
Aujourd’hui et à l’occasion du retour de Djag je tiens à préciser que les membres qui ont partagé les divers postes dans Black Bomb A depuis sa création, sont bien plus que de « simples zicos » mais de véritable artistes et saluons les.
Quand à Djag, son retour après X années d’absence, je lui souhaite de nous re-dynamiter Black Bomb A et de nous transmettre son plaisir des débuts entre voix grave, un sacré « move » scénique et un charisme extraordinaire.
Mon mot de la fin est celui ci...
Black Bomb A n’est pas un groupe comme les autres, il fait parti de ces groupes comme Loudblast, No Return et bien d’autres qui viennent du fond des temps… Ceux là même que l’on nomme... « Les intemporels ».